BRETAGNE - Langue bretonne. Les communes pourront financer les écoles9

13/06/2019

BRETAGNE - Langue bretonne. Les communes pourront financer les écoles9

Ce jeudi, dans un communiqué commun, Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne et Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, indiquent que les communes ont désormais la possibilité de financer les écoles bilingues.

« Pour la Bretagne, c’est notamment la validation d’une avancée pour l’enseignement bilingue ». Ainsi se prononcent Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne et Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, dans un communiqué rédigé ce jeudi 13 juin, à l’issue de la réunion de la Commission mixte paritaire pour examiner le projet de loi pour une École de la confiance porté par le ministre Jean-Michel Blanquer.

Le rôle de cette commission est de trouver un compromis entre l’Assemblée nationale et le Sénat en cas de désaccord persistant entre ces deux assemblées sur un projet ou une proposition de loi. Loïg Chesnais-Girard avait en février 2019, souhaité inscrire dans le Contrat pour l’action publique en Bretagne des possibilités d’évolution sur le financement des écoles qui contribuent à développer l’enseignement des langues bretonnes, à parité horaire ou en immersion. Mais lors du débat sur le projet de loi sur l’école au Sénat, Jean-Michel Blanquer était revenu sur l’apprentissage du français et des langues régionales, officialisant ainsi un désaccord du pouvoir exécutif sur le sujet.

Le fond du débat portait notamment sur l’extension du forfait scolaire communal aux écoles Diwan, pourtant décidé lors de la Conférence territoriale de l’action publique, pour pérenniser les ressources financières du réseau. « Il y a eu un travail d’équipe » pour que cet amendement soit finalement « gravé dans le marbre d’une loi », déclarent Loïg Chesnais-Girard et Richard Ferrand, en faisant référence au rôle très actif de plusieurs parlementaires bretons de tous horizons sur le sujet. Et de considérer que cette nouvelle définition du cadre juridique « doit renforcer l’action des trois réseaux d’enseignement Dihun, Div Yezh et Diwan qui contribuent depuis plusieurs décennies à la transmission du breton dans les écoles ».

L’article de loi objet de cette bataille donne désormais la possibilité aux communes de « payer le forfait scolaire quand un élève qui n’est pas scolarisé dans leur commune, apprend le breton dans une école publique, privée ou associative ». Aujourd’hui, « c’est l’État et la Région très fortement, mais aussi les Conseils départementaux et parfois quelques communes qui financent » ces établissements. Dans un autre communiqué, Paul Mollac, député du Morbihan (groupe Libertés et territoires), tout en se réjouissant de cette « avancée », juge que la loi « aurait tout de même pu aller plus loin pour sécuriser davantage cet enseignement auquel les Bretons sont attachés ».

Article extrait du Télégramme, disponible en suivant ce lien